Président de l’association ‘’Les amis de San-Pedro’’, il sillonne la France pour inviter à la découverte du cacao ivoirien.

Pourquoi avoir choisi la promotion du cacao comme cheval de bataille de votre association ?

Le cacao est le socle économique de la Côte d’Ivoire. C’est ce cacao qui a bâti notre beau pays. C’est le symbole du pays. J’ai donc senti le devoir de valoriser le cacao ivoirien en Europe où se trouvent les plus gros consommateurs de ce produit. Tout est parti d’une foire du cacao que j’avais organisée en 2015 en France, à L’Île-Saint-Denis. Après cet évènement, les élus de la commune, qui avaient apprécié la présentation que nous avons faite, m’ont suggéré de l’enseigner dans les écoles. C’est ainsi que j’ai initié un programme destiné aux enfants.

Quel est le contenu de ce programme ?

En résumé, en introduction, je présente la Côte d’Ivoire à travers ses atouts économiques, sociaux et touristiques avec en point de mire : la place du cacao dans le développement du pays. Ensuite, nous faisons un zoom sur la cacao culture, depuis le planting jusqu’au produit fini (le chocolat). La troisième phase consiste à leur distribuer des images pour reconstituer le puzzle de la chaîne de production. Et enfin, nous passons à la dégustation du bon chocolat ivoirien.

Quel est l’objectif visé à travers cette formation ?

Ces enfants seront les leaders de demain. En les imprégnant de la cacao culture, ils comprendront mieux l’importance du cacao pour notre pays et nos populations. De sorte que quand ils seront décideurs dans les bourses de Londres ou les grandes instances de décision, ils soient les ambassadeurs de notre cacao. Afin de permettre à la Côte d’Ivoire d’avoir les moyens de son développement et aussi permettre aux planteurs et aux populations d’avoir de grands revenus.

Pour soutenir votre programme, vous avez conçu une bande dessinée intitulée Waa Kounougbé : la cabosse qui parle…

Effectivement, cette bande dessinée raconte l’aventure d’une cabosse : Waa Kounougbé (la chance en pays Kroumen) qui raconte le voyage du cacao. La mise en terre, la première pousse, la maturité, la récolte, le cabossage, la fermentation, le séchage, la mise en sac, l’entretien technique phytosanitaire des grains et enfin la transformation en chocolat. Je voudrais préciser que le bénéfice après-vente de cette bande dessinée didactique reviendra aux cacaoculteurs de la zone de San-Pedro à travers des actions sociales à leur endroit.

Ambitionnez-vous développer votre programme en Côte d’Ivoire ?

Une autre de nos ambitions est d’introduire ce programme d’enseignement sur le cacao ainsi que la bande dessinée qui l’accompagne dans le système éducatif ivoirien. Car aujourd’hui, rares sont nos enfants qui connaissent vraiment le cacao ; cette matière première qui est à la base même du développement économique du pays et partant de leur éducation et émancipation. Sur le plan international, j’ai pu obtenir le soutien de la ville de L’Île-Saint-Denis pour la construction de la Maison du cacao. On pourra donc y découvrir des films sur le cacao, des photos de nos braves planteurs et même acheter du bon cacao de Côte d’Ivoire dans sa forme brut, semi fini ou fini. Je souhaite vivement que les autorités ivoiriennes m’accompagnent dans le succès de ce projet.

Entretien réalisé par SERGES N’GUESSANT

In Fratmatinfo

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